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🔹 Le PTZ est-il réservé aux primo-accédants ?

Oui. Le PTZ est réservé aux primo-accédants, c'est-à-dire aux personnes qui n'ont pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux années précédant leur demande de prêt. Certaines exceptions existent toutefois, notamment en cas de handicap ou lorsque le précédent logement est devenu inhabitable à la suite d'un sinistre.

🔹 Peut-on avoir accès au PZT si on est propriétaire ?

Oui, dans certains cas.

Vous pouvez bénéficier d'un PTZ si vous êtes propriétaire d'un bien qui n'est pas votre résidence principale, par exemple :

Vous pouvez également bénéficier d'un PTZ même si vous avez été propriétaire de votre résidence principale au cours des deux dernières années dans certaines situations exceptionnelles prévues par la loi :

En dehors de ces situations, vous ne devez pas avoir été propriétaire de votre résidence principale au cours des deux années précédant l'offre de prêt pour être éligible au PTZ.

  • une résidence secondaire ;

  • un logement mis en location ;

  • des parts dans une SCI, sous certaines conditions.

  • vous êtes titulaire d'une carte mobilité inclusion portant la mention « invalidité » ;

  • vous percevez l'AAH ou l'AEEH ;

  • votre résidence principale est devenue définitivement inhabitable à la suite d'une catastrophe naturelle ou technologique reconnue ;

  • vous êtes dans un cas autorisé de réutilisation ou de transfert d'un PTZ précédemment obtenu.

🔹 Peut-on obtenir un PTZ pour une maison individuelle ?

Oui. Depuis le 1er avril 2025, le PTZ peut financer l'achat ou la construction d'une maison individuelle neuve sur l'ensemble du territoire français, sous réserve de respecter les conditions d'éligibilité du dispositif (notamment les plafonds de ressources et l'obligation d'occuper le logement comme résidence principale).

Cette possibilité est ouverte jusqu'au 31 décembre 2027. Avant cette réforme, les maisons individuelles neuves étaient généralement exclues du PTZ dans le cadre d'un achat classique.

 

🔹 Le PTZ est-il disponible partout en France ?

Oui. Depuis le 1er avril 2025, le PTZ est accessible partout en France pour l'achat d'un logement neuf, sans distinction de zone géographique. Vous pouvez donc bénéficier du dispositif aussi bien dans une grande métropole que dans une commune rurale.

Cette extension concerne les appartements neufs et les maisons individuelles neuves, et s'applique aux offres de prêt émises jusqu'au 31 décembre 2027.

Attention : le zonage (A, A bis, B1, B2, C) n'a plus d'incidence sur l'éligibilité du logement neuf au PTZ, mais il continue d'être pris en compte pour le calcul du montant du prêt et des plafonds applicables.

Pour les logements anciens avec travaux, des règles spécifiques continuent toutefois de s'appliquer selon la localisation du bien.

 

🔹 Peut-on cumuler PTZ et prêt Action Logement ?

Oui. Le PTZ est cumulable avec le prêt accession Action Logement.

Le prêt Action Logement, le PTZ et le crédit immobilier principal peuvent financer la même opération, à condition que le montant total des financements ne dépasse pas le coût de l'acquisition.

Chaque dispositif conserve toutefois ses propres conditions d'éligibilité (statut de l'emprunteur, ressources, nature du logement, occupation en résidence principale, etc.).

Ce cumul permet de réduire le montant à emprunter auprès de la banque et de diminuer le coût global du financement du projet immobilier.

 

🔹 Quel apport faut-il pour obtenir un PTZ ?

Aucun apport personnel minimum n'est exigé pour bénéficier d'un PTZ. En théorie, il est donc possible d'obtenir un PTZ sans apport.

Toutefois, le PTZ ne peut financer qu'une partie du coût de l'opération. Il doit être complété par un ou plusieurs autres prêts (prêt immobilier classique, prêt Action Logement, prêt épargne logement, etc.).

En pratique, de nombreuses banques demandent un apport personnel, notamment pour couvrir les frais de notaire, les frais de garantie ou certains frais annexes non financés par le PTZ.

L'absence d'apport n'empêche donc pas l'obtention du PTZ, mais peut rendre plus difficile l'obtention du financement bancaire complémentaire nécessaire à la réalisation du projet.

 

🔹 Quelle banque propose le PTZ ?

Il n'existe pas une seule banque du PTZ. Le PTZ peut être distribué par tous les établissements ayant signé une convention avec l'État.

Le PTZ est strictement encadré par l'État : ses conditions, son taux d'intérêt (0 %) et ses modalités sont identiques quelle que soit la banque. La différence se fait principalement sur le prêt immobilier complémentaire, les frais, l'assurance emprunteur et les critères d'acceptation du dossier.

Une banque conventionnée peut refuser votre dossier même si vous êtes éligible au PTZ, notamment si elle estime que votre capacité de remboursement est insuffisante.

 

🔹 Combien de temps dure le remboursement du PTZ ?

La durée de remboursement d'un PTZ peut aller jusqu'à 25 ans. Elle dépend notamment de vos revenus, de la composition de votre foyer et des caractéristiques du projet financé.

Selon votre situation, vous pouvez bénéficier d'un différé de remboursement, pendant lequel vous ne remboursez pas le PTZ. Ce différé peut aller jusqu'à 15 ans pour les ménages aux revenus les plus modestes.

La durée totale du PTZ est généralement comprise entre 20 et 25 ans, différé inclus. Plus les revenus du ménage sont élevés, plus la durée de remboursement est courte.

Pendant la période de différé, vous remboursez uniquement les autres prêts ayant servi à financer l'opération (prêt immobilier principal, prêt Action Logement, etc.). Le remboursement du PTZ commence ensuite selon les modalités prévues dans votre offre de prêt.

 

🔹 Comment fonctionne le différé de remboursement ?

Le différé de remboursement du PTZ permet de reporter le début de son remboursement pendant une période déterminée. Durant cette phase, vous ne remboursez pas le PTZ et continuez uniquement à rembourser les autres prêts ayant servi à financer votre projet immobilier.
La durée du différé dépend de vos revenus et de votre tranche de ressources. Elle peut aller jusqu'à 15 ans pour les ménages les plus modestes.
À l'issue du différé, le remboursement du PTZ commence automatiquement, selon l'échéancier prévu dans l'offre de prêt. Le capital est alors remboursé sans intérêts, puisque le PTZ est un prêt à taux zéro.
L'objectif du différé est d'alléger les mensualités durant les premières années suivant l'acquisition, afin de faciliter l'accession à la propriété.

 

🔹 Peut-on louer un logement financé avec un PTZ ?

En principe, non. Un logement financé avec un PTZ doit être occupé comme résidence principale par l'emprunteur pendant toute la durée prévue par la réglementation.

Toutefois, la mise en location est autorisée de manière exceptionnelle dans certaines situations, notamment en cas de mobilité professionnelle, de chômage de longue durée, de divorce ou de dissolution d'un PACS, d'invalidité, ou encore lorsque le logement est destiné à devenir votre résidence principale au moment de votre départ à la retraite.

Lorsque la location est autorisée, elle est soumise à des conditions spécifiques, notamment de durée et, dans certains cas, de plafonnement du loyer et des ressources du locataire.

En dehors de ces exceptions, la mise en location d'un logement financé par un PTZ peut entraîner la perte de l'avantage accordé et l'exigibilité anticipée du prêt.

 

🔹 Que se passe-t-il si je revends mon logement ?

La revente d'un logement financé avec un PTZ n'est pas interdite. En principe, le capital restant dû du PTZ doit être remboursé par anticipation lors de la vente du bien.

Dans certains cas, il est toutefois possible de conserver le bénéfice du PTZ en le transférant sur l'acquisition d'une nouvelle résidence principale, sous réserve de l'accord de la banque et du respect des conditions prévues par la réglementation.

La vente du logement n'entraîne donc pas automatiquement la perte de l'avantage du PTZ, mais elle nécessite soit le remboursement du prêt restant dû, soit la mise en place d'un transfert lorsque celui-ci est autorisé.

Il est recommandé de vérifier les conditions de votre offre de prêt avant toute revente, les modalités de transfert pouvant varier selon les établissements prêteurs.

🔹 Le PTZ finance-t-il les frais de notaire ?

Non. Le PTZ ne finance pas les frais de notaire à proprement parler. Il est destiné à financer une partie du coût de l'opération immobilière (achat ou construction du logement), mais pas les frais d'acquisition.

Les frais de notaire, les frais de garantie et les frais de dossier doivent généralement être financés par un apport personnel ou par un autre prêt accordé par la banque.

En pratique, même si aucun apport minimum n'est exigé pour obtenir un PTZ, de nombreuses banques demandent un apport permettant de couvrir tout ou partie de ces frais annexes.

🔹 Le PTZ finance-t-il 100 % de l'achat ?

Non. Le PTZ ne peut pas financer 100 % de l'achat d'un logement.

Il s'agit d'un prêt complémentaire qui doit obligatoirement être associé à un ou plusieurs autres financements, comme un prêt immobilier classique, un prêt Action Logement ou un prêt épargne logement.

Le montant du PTZ dépend notamment de vos revenus, de la composition de votre foyer, de la localisation du bien et de la nature du projet. Il peut financer jusqu'à 50 % du coût de l'opération pour certains ménages éligibles, mais jamais la totalité.

Le reste du financement doit être couvert par d'autres prêts et, le cas échéant, par un apport personnel.

 

🔹 Un père disposant de revenus trop élevés pour être éligible au PTZ peut-il utiliser son salaire pour financer l’achat d’un appartement au profit de sa fille, sans que son revenu fiscal de référence (RFR) soit pris en compte ?

Non.

Deux schémas sont possibles :

Dans tous les cas, on ne peut pas “neutraliser” ses revenus pour le montage du financement.

  • Le père achète seul pour sa fille : il finance le bien avec ses propres revenus, mais le projet ne permet pas de bénéficier du PTZ ni de la TVA réduite, notamment parce qu’il dépasse les plafonds de ressources.

  • Le père achète avec sa fille : dans ce cas, ses revenus sont pris en compte dans l’analyse du dossier, ce qui peut également impacter l’éligibilité aux dispositifs aidés.

 

🔹 Dans le cas d’un enfant en garde alternée, comment est-il pris en compte pour le calcul du PTZ (nombre de parts et composition du foyer fiscal) ?

Dans le cas d’un enfant en garde alternée, il est généralement compté pour 1 part entière dans le foyer pris en compte pour le calcul du PTZ.

🔹 Dans le cadre de l’achat d’un logement neuf en VEFA, dans quel ordre sont débloqués les différents financements (apport personnel, prêt principal, PTZ, prêt Action Logement) ?

Dans le cadre d’un achat en VEFA (logement neuf sur plan), les financements sont débloqués progressivement selon les appels de fonds du promoteur, et non dans un ordre strict entre eux.

En pratique :

Tous les prêts sont donc appelés en parallèle, l’apport servant surtout de déclencheur et de complément en début d’opération.

  • l’apport personnel est mobilisé en premier pour les frais initiaux (notaire, dépôt de garantie) et pour compléter les premiers appels de fonds,

  • le prêt principal, le PTZ et le prêt Action Logement sont ensuite débloqués simultanément et au prorata de l’avancement des travaux, à chaque appel de fonds.

 

🔹 Dans quelles conditions un enfant en garde alternée peut-il être pris en compte comme occupant du logement pour le PTZ ?

Pour le PTZ, un enfant en garde alternée peut être pris en compte dans le foyer à condition qu’il soit rattaché au foyer fiscal de l’emprunteur et que le logement soit occupé comme résidence principale.

En pratique, cela implique aussi que le projet immobilier soit cohérent avec la composition du foyer, notamment :

Ainsi, un enfant en garde alternée peut être comptabilisé dans le PTZ s’il est déclaré fiscalement et que le logement correspond de manière logique à la situation familiale.

  • un nombre de chambres adapté au nombre d’enfants déclarés,

  • et une occupation réelle et principale du logement par l’emprunteur et les enfants concernés.

 

🔹 Le PTZ change-t-il si un enfant naît après la signature du compromis ?

Non, la naissance d'un enfant après la signature du compromis de vente ne modifie pas automatiquement les conditions du PTZ.

L'éligibilité au PTZ et son montant sont déterminés à partir de la situation du foyer prise en compte lors de l'instruction du dossier et de l'émission de l'offre de prêt.

Si la naissance intervient avant l'émission de l'offre de prêt, elle peut être intégrée au calcul du PTZ, notamment pour la composition du foyer et les plafonds applicables.

En revanche, si l'offre de prêt a déjà été émise, un changement de situation familiale intervenant par la suite n'entraîne généralement pas de recalcul du PTZ ni de modification de ses conditions.

 

🔹 Peut-on inclure un enfant à naître dans la simulation PTZ ?

Oui. Un enfant à naître peut être pris en compte dans le calcul du PTZ dès le 3ᵉ mois de grossesse.

Pour cela, il suffit de fournir à la banque un certificat de grossesse établi par un médecin ou une sage-femme.

La déclaration doit impérativement intervenir avant l'émission de l'offre de prêt. L'enfant à naître sera alors intégré à la composition du foyer pour le calcul des plafonds de ressources et du montant du PTZ.

En revanche, une grossesse déclarée après l'émission de l'offre de prêt ne permet pas de recalculer ou d'augmenter le montant du PTZ déjà accordé.

 

🔹 Comment sont comptés les enfants majeurs rattachés fiscalement ?

Les enfants majeurs rattachés au foyer fiscal ne sont pas automatiquement pris en compte dans le calcul du PTZ.

Pour déterminer la composition du foyer, le PTZ retient les personnes destinées à occuper le logement à titre de résidence principale, et non le seul rattachement fiscal.

Un enfant majeur peut donc être pris en compte s'il est destiné à occuper durablement le logement financé par le PTZ. À l'inverse, un enfant rattaché fiscalement mais vivant ailleurs ne sera généralement pas comptabilisé.

Le nombre d'occupants retenu a une incidence directe sur les plafonds de ressources applicables et sur le montant maximal du PTZ.

🔹 Que se passe-t-il si la composition du foyer change entre le compromis et le déblocage ?

Tout dépend du moment où intervient le changement.

Si la composition du foyer évolue avant l'émission de l'offre de prêt (naissance, grossesse déclarée, mariage, PACS, séparation, etc.), la situation peut être prise en compte pour recalculer les droits au PTZ.

En revanche, une fois l'offre de prêt émise, les conditions du PTZ sont en principe figées. Un changement de situation familiale intervenant entre l'offre de prêt et le déblocage des fonds n'entraîne généralement ni recalcul du montant du PTZ ni modification des conditions d'éligibilité.

Il est donc important de signaler tout changement de situation à la banque avant l'émission de l'offre de prêt afin qu'il puisse être pris en compte dans l'instruction du dossier.

🔹 Peut-on louer une partie du logement financé avec un PTZ ?

Oui, sous certaines conditions. Le PTZ n'interdit pas la location d'une partie du logement dès lors que celui-ci reste votre résidence principale.

Vous devez continuer à occuper personnellement le logement et en faire votre résidence principale. La location ne doit donc porter que sur une partie du bien (par exemple une chambre ou un étage indépendant).

La mise en location de la totalité du logement reste en principe interdite pendant la période d'occupation obligatoire, sauf dans certains cas exceptionnels prévus par la réglementation (mobilité professionnelle, invalidité, chômage de longue durée, etc.).

Avant toute mise en location partielle, il est recommandé de vérifier les conditions de votre offre de prêt et les éventuelles contraintes applicables à votre situation.

🔹 Le PTZ est-il possible si un des co-emprunteurs n’habite pas immédiatement le logement ?

Oui, à condition que le logement devienne bien la résidence principale du foyer dans les délais prévus par la réglementation.

Le fait qu'un des co-emprunteurs n'occupe pas immédiatement le logement n'empêche pas nécessairement l'obtention du PTZ, notamment en cas de contraintes professionnelles, d'éloignement temporaire ou d'autres situations justifiées. Le logement doit toutefois être occupé comme résidence principale au plus tard dans l'année suivant l'achat ou l'achèvement des travaux.

Il est en revanche essentiel que le projet respecte les conditions d'occupation du PTZ et que la situation soit déclarée à la banque lors du montage du dossier.

Si l'un des co-emprunteurs n'a pas vocation à habiter le logement de manière durable, la banque pourra remettre en cause l'éligibilité du projet au PTZ.

🔹 Quel revenu est pris en compte si les revenus ont baissé récemment ?

Pour l'attribution du PTZ, ce ne sont pas les revenus actuels qui sont pris en compte, mais le revenu fiscal de référence (RFR) figurant sur l'avis d'imposition de l'année N-2 des personnes destinées à occuper le logement.

Une baisse récente de revenus (chômage, changement d'emploi, baisse d'activité, séparation, etc.) n'a donc généralement pas d'incidence sur le calcul de l'éligibilité ou du montant du PTZ.

En revanche, la banque tiendra compte de votre situation financière actuelle pour accorder ou non le financement global du projet, notamment le prêt immobilier complémentaire.

Il est donc possible d'être éligible au PTZ sur la base de revenus passés plus élevés, tout en devant justifier de sa capacité de remboursement au moment de la demande de prêt.

🔹 Peut-on être éligible au PTZ si un co-emprunteur dépasse les plafonds ?

Non. Pour le PTZ, les ressources sont appréciées au niveau de l'ensemble du foyer et non individuellement.

Les revenus de tous les emprunteurs et des personnes destinées à occuper le logement sont pris en compte pour vérifier le respect des plafonds de ressources.

Le fait qu'un seul co-emprunteur dépasse, à lui seul, un plafond de revenus n'exclut pas automatiquement le PTZ. Ce qui compte est le montant total des ressources retenues pour le foyer.

En revanche, si les ressources globales du foyer dépassent les plafonds applicables à la composition du ménage et à la localisation du logement, le PTZ ne pourra pas être accordé.

🔹 Comment est calculé le PTZ en cas de revenus très variables (prime, freelance, etc.) ?

Le PTZ n'est pas calculé à partir de vos revenus mensuels actuels ou de leur régularité. Il repose principalement sur le revenu fiscal de référence (RFR) de l'année N-2 figurant sur votre avis d'imposition.

Les revenus variables sont donc pris en compte dès lors qu'ils sont intégrés au revenu fiscal de référence, qu'il s'agisse de primes, commissions, revenus d'activité indépendante, revenus de freelance ou autres revenus imposables.

Une forte hausse ou baisse récente de revenus n'a généralement pas d'incidence sur le calcul du PTZ, sauf si elle apparaît déjà dans le RFR retenu.

En revanche, la banque analysera vos revenus actuels et leur stabilité pour accorder le financement global du projet, notamment le prêt immobilier complémentaire.

🔹 Peut-on modifier le plan du logement sans perdre le PTZ ?

Oui. La modification du plan d'un logement, notamment dans le cadre d'une VEFA, n'entraîne pas à elle seule la perte du PTZ.

Les changements d'agencement intérieur, de surface des pièces ou d'options d'aménagement sont généralement sans incidence sur l'éligibilité au PTZ, dès lors que le logement continue de respecter les conditions du dispositif.

En revanche, si les modifications entraînent une variation significative du prix, de la surface habitable ou des caractéristiques du projet financé, la banque pourra être amenée à réexaminer le plan de financement.

Il est donc important de signaler toute modification substantielle au promoteur et à la banque afin de vérifier qu'elle n'affecte pas les conditions du prêt accordé.

🔹 Peut-on obtenir un PTZ si seul un des deux emprunteurs est primo-accédant ?

Non, en principe. Pour bénéficier du PTZ, chacun des emprunteurs doit respecter la condition de primo-accession.

Si l'un des co-emprunteurs a été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux années précédant l'offre de prêt, le foyer n'est généralement pas éligible au PTZ, même si l'autre emprunteur est primo-accédant.

Des exceptions existent toutefois dans certaines situations prévues par la loi, notamment en cas de handicap ou lorsque l'ancien logement est devenu définitivement inhabitable à la suite d'une catastrophe naturelle ou technologique.

L'éligibilité au PTZ s'apprécie donc au niveau de l'ensemble des emprunteurs et non individuellement.

 

🔹 Que se passe-t-il en cas de séparation après obtention du PTZ ?

Une séparation, un divorce ou une rupture de PACS n'entraîne pas automatiquement la perte du PTZ.

Les ex-conjoints restent tenus de respecter leurs engagements vis-à-vis de la banque tant qu'aucune modification du prêt n'a été mise en place.

Selon la situation, plusieurs solutions sont possibles :

La séparation constitue par ailleurs l'un des cas permettant, sous conditions, de mettre temporairement le logement en location lorsqu'il a été financé par un PTZ.

Il est recommandé d'informer rapidement la banque afin d'étudier la solution la plus adaptée à la nouvelle situation familiale.

  • l'un des emprunteurs conserve le logement et reprend seul le crédit (sous réserve de l'accord de la banque)

  • le logement est vendu et le PTZ restant dû est remboursé par anticipation

  • le prêt est réaménagé dans le cadre d'un rachat de soulte ou d'une désolidarisation.

 

🔹 Peut-on avoir un PTZ si on a été propriétaire il y a plus de 2 ans à l’étranger ?

Oui. Une personne ayant été propriétaire à l'étranger peut bénéficier du PTZ dès lors qu'elle n'a pas été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux années précédant l'émission de l'offre de prêt.

La condition de primo-accession s'apprécie indépendamment du pays dans lequel le bien était situé. Une ancienne résidence principale à l'étranger est donc prise en compte de la même manière qu'un logement situé en France.

Si vous avez été propriétaire de votre résidence principale à l'étranger il y a plus de deux ans, cela ne vous empêche pas d'être éligible au PTZ, sous réserve de respecter les autres conditions du dispositif (ressources, logement financé, occupation en résidence principale, etc.).

 

🔹 Peut-on cumuler PTZ et donation familiale ?

Oui. Une donation familiale n'empêche pas de bénéficier du PTZ et n'est pas prise en compte dans le calcul des plafonds de ressources lorsqu'elle constitue un apport au projet immobilier.

Vous pouvez donc cumuler un PTZ avec une donation reçue de vos parents ou d'un autre membre de votre famille, cette somme pouvant être utilisée comme apport personnel pour financer l'acquisition.

La donation peut même faciliter l'obtention du financement global, en réduisant le montant à emprunter et en améliorant l'équilibre du plan de financement.

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